Chris Cornell ‘ Carry On

Chris Cornell Carry OnIl y a très peu à sauver sur cette erreur dans la carrière de Chris Cornell, et même si ça me fait mal, c’est une erreur monumentale, surtout après un Euphoria Morning plein de sincérité et très flatteur (car il ne fallait évidemment pas s’attendre à un pseudo-album de Soundgarden).
Une chose est sure : avec Carry On, on ne pense même plus au génial quatuor de Seattle, pas de regret, ni même de souhait, mais une question : comment a-t-il pu tomber là-dedans ?
Disons-le tout de suite : c’est un disque à oublier. Seule une poignée de chansons n’a pas à rougir. Tout le reste ne vaut pas même de s’y arrêter. Pourtant, la maison de disque y croyait. La photo de couverture et le livret sont tout à fait respectueux de celui qui achète encore des disques.
Alors, plutôt que de jeter cette mauvaise soupe, j’en mangerai les quelques croûtons qui ne me rassasieront pas.
« No such things » est un très très bon titre, qui ouvre tellement bien le disque que ça en devient frustrant tellement le reste s’en éloigne. « She’ll never be your man » nous fera reprendre un peu de vitesse, mais on sentait déjà qu’on n’y croirait plus, en ce Carry On, et cela bien que « Ghosts » ne soit pas trop mal non plus. « Your soul today » reste également agréable à écouter. « Disappearing act » est une petite ballade plutôt plaisante, mais ne décolle jamais. Heureusement, à ce moment-là, on n’approche de la fin du disque et, merci Ian Flemming, le meilleur titre de tout l’album arrive, en quatorzième position (zappons, encore un !, le titre bonus qui rajoute à notre désarroi). « You know my name » est une grosse tuerie, un tube en puissance, la chanson de James Bond parfaite. Et dire que Chris Cornell aurait pu nous balancer tout un album comme ça ! C’est encore plus attristant.
Bref, si vous comptez, ça nous fait sept titres sur quinze, et encore, je suis assez bon public pour certains. On est loin, très loin de ce qu’un artiste du standing de Monsieur Chris ‘Soundgarden Audioslave’ Cornell est capable. Ou était.
Remarque : étonnamment, les bons morceaux le sont à la fois musicalement et vocalement ; à l’inverse, quand c’est mauvais, il n’y a vraiment rien de bon du tout. Et, oui, je ne parle même pas de la reprise complètement manquée de « Billie Jean« .
Tiens, et si c’était un single 15 titres ?

(in heepro.wordpress.com, le 23/08/2010)

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