Pulp ‘ The Peel Sessions

En 2006, Island Records et Universal ont l’idée de sortir quelques uns des albums de Pulp en version double, agrémentant ainsi les classiques His’N’Hers, Different Class et This Is Hardcore d’inédits, démos ou autres versions datant respectivement des trois périodes d’enregistrement de ces albums qui ont plus que consacré le groupe de Sheffield pendant les années 90.
Toujours en 2006, The Peel Sessions sort, également en version double. Le concept est simple : réunir les différentes sessions enregistrées en live lors du célèbre (tout du moins de l’autre côté de la Manche) John Peel Show. C’est ainsi que les deux disques brassent exactement vingt ans de la carrière du groupe à Jarvis Cocker (la formation ayant au fil du temps évolué autour du chanteur emblématique).
Nous avons donc tout d’abord quatre titres tirés des enregistrements de 1981, alors que Cocker est encore étudiant, puisqu’il avait en effet 18 ans. Musicalement, les titres sont proches des grands groupes britanniques de l’époque : Joy Division, the Violent Femmes, etc. Néanmoins, le style de Jarvis est déjà très révélateur de ce qu’il allait devenir une décennie et trois albums plus tard, puisqu’il a écrit les quatre morceaux lui-même. Le premier album du groupe, It, manquait-il de personnalité ou non, le chanteur, lui, n’a depuis pas changé, mais bel et bien évolué. D’ailleurs, ce sont là de très belles prestations live pour un groupe encore jeune.
Ensuite, un grand laps de temps nous amène en 1993, et trois titres sortis tout droit du premier grand succès de Pulp que fut His’N’Hers (petite précision : « You’re a nightmare » est ici un petit bonus qui ne figure pas sur le LP, celui-ci datant de la même session d‘enregistrements que les autres titres).
Un an plus tard, et c’est « Underwear » , « Common people » puis « Pencil skirt ». Tout continue dans le classique avec, petit bond de 7 années (This Is Hardcore et We Love Life sont déjà sortis), trois morceaux du tout dernier opus de Pulp, ainsi que le génialissime « Duck diving » dans lequel Jarvis vous raconte une histoire plus qu’il ne la chante.
Le second disque ne faiblit pas : trois titres de 1995, le reste datant de l’année 2001. 2001 ? Oui, tiens ! Pulp n’a plus rien sorti depuis. Et Jarvis Cocker en est déjà à son deuxième solo. Le chant du cygne, avec 16 morceaux de 2001 sur les 29 de ce double cd. OK, ils se sont plus produits à cette époque, et davantage été enregistrés, mais c’est très symbolique. Le groupe n’aura rien lâché jusqu’à la fin… une fin qui n’est toujours pas officielle. Alors, profitons de ce groupe comme s’il était encore et toujours là.
Au fait, j’ai oublié de vous dire que le livret est accompagné de quelques photos, pas forcément inédites ou cultes, encore que celle de 1981 vaut le détour. Et c’est qui-vous-savez qui a commenté cette compilation. Un tout petit peu de lecture. À réserver à ceux qui possèdent déjà les albums studio du groupe, car si les morceaux sont tous très bien interprétés, la version originale reste le meilleur moyen de découvrir un tel groupe.

(in heepro.wordpress.com, le 11/01/2010)

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