Yeah Yeah Yeahs ‘ It’s Blitz!

Voilà un groupe dont j’ai entendu parler dès leurs débuts mais qui n’a réellement commencé à m’intéresser qu’il y a un an, quand j’ai enfin osé acheter, à un tout petit prix, Fever To Tell. Cependant, même si je lui trouvai alors beaucoup de qualités, je n’ai pas pour autant été extasié par l’ensemble.
Cette année, j’ai fini par réitérer, en achetant le troisième. Par conséquent, Show Your Bones attendra.
Alors ? J’avoue avoir été très agréablement surpris pas l’évolution du trio sur It’s Blitz! « Zero » ouvre ainsi parfaitement l’album, et c’est effectivement un excellent choix de single, tout comme « Heads will roll », qui est encore plus efficace avec son refrain absolument entêtant.
« Soft shock » nous repose un peu, tout en restant joliment rythmé, surtout en fin de morceau. « Skeletons » commence en douceur et se traîne très agréablement pendant ses quatre minutes.
« Dull life » est sans l’ombre d’un doute l’un des meilleurs titres du groupe, en tout cas mon préféré au moment où j’écris. La folie, la puissance, la vitalité de la composition et du chant est grandiose. Et la production, ici comme sur tout l’album, est en parfait accord avec le nouveau son des Yeah Yeah Yeahs, qui s’ouvrent la porte des années ’10 de la plus belle des manières.
« Shame and fortune » est sympa mais est un peu plus faible que le reste de l’album. « Runaway » est également un incontournable : la musique est envoûtée mais maîtrisée, la voix pinçante mais pas criante, et même presque caressante. Du rock qui berce. « Dragon queen » est un nouveau titre super sympa, bien qu’il ne fasse pas partie de ces morceaux inoubliables, d’ailleurs ce titre souffre peut-être d’être perdu au milieu de petites bombes pop-punk, telles « Hysteric » qui est encore un mélange de légèreté et d’envolées très suaves.
En conclusion, « Little shadow », qui est effectivement le meilleur titre ici pour donner la note finale à une oeuvre qui réussit à confirmer tout le talent qu’on avait déjà su déceler chez Karen O, Brian Chase et Nick Zinner. Malgré tout, peu de monde s’attendait à ce genre d’album.
Au final, donc, It’s Blitz! mérite complètement tout le bien qu’on en a dit et qu’on continue à lire un peu partout, même si ce n’est pas un chef-d’œuvre à proprement parler. Il a cependant le mérite d’être incroyablement efficace, jouissif, dans l’air du temps sans donner l’impression de vouloir surfer sur une quelconque vague à visée populaire, donc commerciale.
Visuellement, presque tout semble avoir changé depuis 2003 : la pochette résolument crado-punco-urbano-artistique de Fever To Tell fait place à la subtilité de la photo prise pour couronner It’s Blitz! Mais faites attention, en ouvrant l’album, vous ramasserez le disque dans une boite de pizza encore toute dégoulinante… Une question : qui brise cet œuf et pourquoi ? Si vous voulez la réponse, écouter It’s Blitz! Certes, vous n’aurez toujours pas la réponse, et vous oublierez cette question puis savourerez cet album et ce groupe comme il se doit.

(in heepro.wordpress.com,le 31/12/2010)

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