Baths ‘ Cerulean

De découverte en découverte, Baths est un projet éblouissant. Avec son premier album Cerulean, sorti en 2010, il m’était impossible de ne pas succomber. Encore m’aura-t-il fallu attendre plus d’un an pour le découvrir, sans quoi, je serai passé à côté. Pas grave quand on ne sait pas, justement, à côté de quoi l’on passe ; à l’inverse, quand l’erreur est réparée, on se demanderait presque comment c’était avant de connaître ce nouvel univers. Mais c’est aussi ce qui fait le charme de la musique, que de ne pas être immédiatement accessible à tous. Il faut chercher, pour trouver. Et le meilleur moment n’est pas forcément celui de la sortie. Le moment après le passage de la vague, aussi calme soit-elle, peut permettre d’appréhender plus sereinement un artiste.
Pour résumer ce qu’il me faut malheureusement résumer, Baths fait une musique pop éblouissante, amplement teintée d’électronique. Will Wiesenfeld, l’homme derrière ce pseudo et cette image bleutée si simple et si touchante à la fois, chante également sur tout l’album, ce qui ajoute aux côtés « pop » de Cerulean, qui autrement passerait purement et simplement pour un disque d’électronique. Et ce n’est pas son titre résolument littéraire qui ferait penser le contraire.
Pas de basses alourdies, bien qu’elles soient toujours savamment dosées pour appuyer les rythmes et les mélodies. Des mélodies souvent accompagnées de touches de piano, ce qui permet un somptueux et subtil mélange de musique traditionnelle et contemporaine.
J’ai beau chercher, pas un des douze titres ne dépareille ou ne donne l’impression de ralentir le flot d’émotions ressenties.
Son premier pseudo avait été Geotic, dont la musique est téléchargeable gratuitement via le site de Baths puisqu’il produit toujours de la musique sous ce nom. Et quand l’on sait que c’est découvrant la musique de Björk qu’il trouva sa véritable inspiration, comment ne pas être davantage charmé par cet univers tellement prometteur et déjà si intense. Tellement intense que Cerulean demeurera sans l’ombre d’un doute l’un des sommets de l’Américain, peut-être son chef-d’œuvre d’entrée. Et également l’un de plus beaux disques de 2010.

(in heepro.wordpress.com, le 22/12/2011)

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