Junior Boys ‘ Last Exit

Un nom qui trotte forcément dans la tête, et puis un jour, hop, une affiche : en concert le 22 décembre. En séjour à Barcelone, difficile de savoir si c’est un grand nom ou pas. Résultat des courses, la salle Razzmatazz se passera de nous ce mardi soir. À la place, un groupe de flamenco fera l’affaire, avec quelques moments d’extase, de frissons même. En une demi-heure.
Le concert de Junior Boys ? Aucun retour, donc, tant pis. Revenu en France, un petit tour sur Internet et son immense savoir : merde, c’est un duo vraisemblablement connu, réputé, qui a déjà sorti quatre albums studio, dont le deuxième est considéré comme un petit bijou. Écoute quelques heures plus tard des deux premiers, qui ont l’air d’avoir reçu un très bon accueil tous les deux. Ma préférence va d’emblée se tourner vers… le premier, grâce à un, puis deux titres qui se détachent du lot. Le reste me laisse encore plutôt froid, mais la première claque est reçue en pleine poire, telle un uppercut au ralenti qui n’aurait de violent que la violence du mouvement, sans l’impact vous mettant K.O.
Ainsi, « Under the sun », au beau milieu d’un ensemble plutôt gris, froid, voire ennuyeux, se révèle de par sa luminosité intérieure : un tube en puissance, dont je ne sais s’il l’a été un jour. Néanmoins, si j’avais été disc jockey, je l’aurai saigné sur les pistes, sans l’ombre d’un doute. C’est aussi le morceau le plus long, en sept minutes, même s’il faut nuancer ce fait puisque Junior Boys dépasse régulièrement le format standard, avec de nombreux titres dépassant les cinq, six, voire neuf minutes sur leur dernier album en date. Mais seulement quand cela se justifie, car si la musique est résolument électronique, le chant rapprocherait presque leur univers à celui de la pop.
« Under the sun » d’abord, « Teach me how to fight » ensuite. Last Exit ne doit peut-être pas grand-chose au hasard finalement : au départ, et donc avant la sortie de de premier album de Junior Boys, Jeremy Greenspan et Johnny Dark formaient le duo, mais c’est Greenspan, seul, qui lancera le groupe, s’attachant les services de Matt Didemus, formant ainsi un nouveau duo qui travaillera, depuis, sur tous les nouveaux titres de Junior Boys. Pour Last Exit, Didemus aida à compléter, en tant qu’ingénieur, ce qui existait déjà pour former un LP.
Last Exit est habité de bout en bout, de l’ombre de Dark, de la présence réservée de Greenspan, de la discrétion de Didemus. Un album qui est le fruit du travail de deux duos distincts, ou tout simplement d’un trio sans la savoir et l’avoir jamais vraiment voulu. Dans tous les cas, le résultat est à la hauteur de toute bonne surprise : je n’en dirai pas plus sur Last Exit, ni sur Junior Boys, car c’est bien à vous de faire le (petit) effort d’aller écouter leur musique. Merci le Canada.

(in heepro.wordpress.com, le 24/02/2012)

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