James Blake ‘ Unofficial Live Album

Je ne suis vraiment pas la meilleure personne au monde pour ce qui est de parler d’enregistrements live. Pour ce qui est de James Blake, idem, même si cette fois-ci, je pense faire partie de ceux qui ont leurs mots à dire.
Première chose, la qualité intrinsèque de ce Live Album rend difficile l’acceptation de sa nature non officielle. En effet, il nous faut le télécharger sur Internet, gratuitement, mais sans savoir si cela est illégal comme cela semblerait logique ou légal si balancé en réalité par l’artiste lui-même. Bref, j’ai en tout cas du mal à me faire un réel avis tranché : cependant, le fait même que j’en parle ici signifie un peu (beaucoup) que j’ai plutôt l’impression d’avoir un coup de marketing ou, devrais-je dire, un cadeau de marketing entre les mains (enfin, entre les oreilles). La photo qui accompagne le dossier ressemble tellement à l’artwork habituel de James Blake doit en être, plus qu’un indice, une preuve.
Quinze morceaux choisis, tous issus de diverses apparitions en live (radio, télé, etc.). Les sept premiers sont des extraits de l’album, auxquels il faut ajouter le dernier, « Tep and the logic », qui est l’un des deux titres bonus de la nouvelle version de l’album (celle avec un second CD, celui de Enough Thunder) ou tout simplement de la version vinyle et débute ainsi l’opus, à l’inverse de ce live.
Les sept autres titres sont eux issus des EPs sortis avant ou après James Blake, à l’exception d’« Anti-war dub » qui est une reprise  de Digital Mystikz et, à ma connaissance, n’a pas encore été produit.
Il est évident que James Blake n’est encore qu’un jeune artiste, qui doit encore faire ses preuves sur scène. Cependant, il réussit à reproduire excellemment la plupart des quinze titres de cette compilation.
Le premier grand moment arrive avec « Lindisfarne » : la guitare fait s’envoler le morceau davantage encore que la version originale. La voix de James Blake n’est pas non plus étrangère à cet accès (mais nullement excès) de lyrisme encore plus flagrant en live.
À l’inverse, le premier et peut-être seul morceau à ne pas être à la hauteur est « Limit to your love », la reprise de la chanteuse Feist ; alors même que sur l’album de James Blake, c’était clairement la pièce centrale. La voix et le piano semble en retard, heureusement la programmation est parfaite et redonne beaucoup d’intérêt au titre, surtout lors de la seconde moitié.
Ensuite, les raretés se succèdent. Les premiers morceaux sortis en EP : « Klavierwerke », « CMYK », trois du récent Enough Thunder ainsi que le tout dernier en date, « Love what happened here ».
Des lives issus de titres tous publiés entre 2010 et ce tout début d’année 2012, mis ensemble par un ou des fans, et donnant un résultat ultra probant de la qualité de la musique du jeune Anglais : une sortie non officielle qui va assurément faire du bruit, alors que James Blake a probablement besoin de souffler un peu avant de donner suite à son jeune début de carrière. Et continuer de lui faire de la promotion…
Même l’image choisie lui rend un très bel hommage, alors de quoi pourrait-on se plaindre ?

(in heepro.wordpress.com, le 09/03/2012)

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