Rage Against The Machine ‘ Rage Against The Machine

« Fuck you, I won’t do what you tell me ! »
La répétition à outrance de cette déclaration d’intention est la raison pour laquelle le tube « Killing in the name » est le seul morceau du groupe à ne pas avoir ses paroles retranscrites sur le livret.
Pourtant, Rage Against The Machine n’est pas connu pour avoir été un groupe faisant dans la dentelle, aussi bien au niveau des paroles ou leur interprétation par le showman Zack De La Rocha, qu’au niveau de la musique, avec la basse fracassante de Tim Commerford, la batterie surpuissante de Brad Wilk ou encore la guitare assommante de Tom Morello.
L’entrée de « Bombtrack » n’est pas à décrire tant le titre parle de lui-même, de même pour le cultissime « Killing in the name ».
Groupe ultra engagé, RATM enfonce des clous dans les mains de ceux qui ne veulent pas voir la vérité : la pochette est d’ailleurs frappante, pour ne pas dire blessante, dès lors que l’on sait qu’il s’agit bel et bien d’une véritable photo d’un moine bouddhiste vietnamien s’étant immoler par le feu à Saigon, en 1963, en signe de protestation contre l’oppression dont les bouddhistes sont victimes. Malheureusement, quasiment un demi siècle plus tard, les immolations de moines bouddhistes continuent encore et toujours, la persécution et l’intolérance n’ayant pas disparues, loin de là.
« Bullet in the head » percute en plein dans le mille, avec son refrain, ô combien parfait constat de fatalisme : « They say jump, you say how high… »…
Rage Against The Machine s’oppose ouvertement et violemment à la mondialisation, au néolibéralisme, au racisme, à l’élitisme ou encore à l’indifférence : il n’est d’autre message sur « Know your enemy ».
« Wake up » sonne littéralement l’alarme, il faut nous réveiller. Ce morceau sonne l’urgence d’agir, de ne pas croire à tout ce que l’on nous dit.
La fin de l’album ne dépareillera pas, pour preuve les titres toujours aussi explicites : « Fistful of steel », « Township rebellion » et « Freedom », comme l’étaient les non encore mentionnés « Take the power back » et « Settle for nothing ».
Avec Rage Against The Machine, inutile d’être de gauche, ils le seront pour nous. Et qu’on le veuille ou non, leur retour en 2007 après sept ans de hiatus donne un aperçu encore âpre de leur importance dans les années 90, mais également aujourd’hui encore. En attendant de nouvelles chansons, et donc un nouvel album, le premier des trois albums du groupe californien secouera amplement tous vos principes.

(in heepro.wordpress.com, le 25/07/2012)

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