Holy Other ‘ Held

Après l’EP With U, qui, même s’il n’est pas un album, est arrivé en tête de certains classements de l’année 2011, le Mancunien Holy Other sort enfin son premier album, forcément extrêmement attendu. Pas au tournant, mais plutôt comme confirmation des espoirs placés en lui. Et il n’a pas failli.
With U nous avait offert cinq titres, Held se contente (si je puis me permettre) de doubler le nombre : cependant, il n’y a aucune redite, puisque ce sont dix nouveaux titres. Ainsi, l’EP et l’album fonctionne logiquement en binôme, et auraient pu, réunis, constituer un p#%§*& d’album. Pour moi, Held est plus une extension de With U, car je ne place l’EP en dessous de l’album que par sa durée, et non sa qualité.
Holy Other a de toute évidence voulu continuer les choses avec son album, et non tourner une page pour en ouvrir une autre. Il a eu raison, car malgré le succès critique de son deuxième disque (il avait sorti un 2 titres en 2010), un album fait toujours plus de bruit. De surcroît, ceux qui, justement, le découvriront avec Held, seront tout sauf déçus d’aller écouter With U.
Vous l’avez compris, Held reprend tous les éléments de son prédécesseur, ou plus exactement les garde. Pour preuve, la « couverture » des deux est sensiblement la même. Bref, j’arrête de parler de son travail de 2011.
Ici, on remarque de suite que les morceaux, sans être plus longs qu’auparavant, et pourtant sensiblement écrits de la même façon, sont plus profonds. Une profondeur légitime sur une longue production.
À ce stade de ma découverte, c’est-à-dire quelques jours après son acquisition et suite à de premières écoutes en streaming au moment de sa sortie, aucun titres ne se détachent en particulier. Ainsi, aucun ne semblent à l’inverse inférieur aux autres en termes de qualités.
Aussi l’album possède-t-il une grande homogénéité, les compositions se nouant toutes les unes aux autres et apportant chacune son lot d’émotions, avec l’apport ou non de ces voix qui définissent la musique de Holy Other ou celle d’autres artistes depuis quelques années (je pense par exemple à Burial ou à Balam Acab, voire tout récemment à Andy Stott).
Une pochette immaculée, sans nom d’artiste ni titre, rien qu’un visuel en clair-obscur, à l’image de la musique de Holy Other : selon l’humeur, on pourra ne percevoir que le côté noir de sa musique, ou le plus léger ; habituellement, les deux se superposeront, car, comme dans la vie, surtout la nuit, tout se confond et le bien-être naît alors toujours de cette confusion entre état léthargique presque nostalgique et humeur heureuse digne d’une euphorie.
Oui, Holy Other réussit à marier tout ça sur ce petit album, qui ne fera pas assez de bruit quant bien même se sera à coup sûr l’une des plus belles productions de cette première moitié des années 2010. En tout cas, moi, je ne serai pas passez à côté, et m’en délecterai tout l’hiver.

(in heepro.wordpress.com, le 06/11/2012)

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