Emilíana Torrini ‘ Me And Armini

Emilíana Torrini {Me And Armini}Si tout le monde a immédiatement pensé à son illustrissime compatriote, l’Islandaise Emilíana Torrini ne partage avec elle qu’un seul point commun autre que la nationalité : celui de chanter en anglais, dès lors forcément avec le même accent. D’où de logiques comparaisons avec celle qui reste sans surprise l’une des ses plus premières influences.
Certes, elle avait débuté avec un premier album plutôt ambiancé électro ou trip-hop, lequel manquait à mon goût de créativité en ce qui concerne tant la production que la musique en elle-même. Mais avec ce troisième opus, sorti en 2008, elle semble poursuivre sur la lignée du très réussi Fisherman’s Woman. Découverte à cette occasion-là, à ma très grande joie et surprise, je n’ai toujours pas écouté ce deuxième album comme il semble le mériter, de même que j’ai rapidement laissé le premier de côté, déçu.
Une fois passée cette fameuse ambiance familière (« Oh, on dirait Björk ! »), la beauté de sa voix nous enveloppe, car Emilíana chante assurément plus joliment que sa consoeur, et même si sans en avoir peut-être l’envergure, avec au moins autant de passion. Elle possède même, sûrement grâce à ses origines italiennes, une certaine chaleur que l’on ne retrouve pas toujours avec Björk.
Dès le début de l’album, les titres semblent tous se ressembler. Pourtant, à la première écoute, si l’envie d’arrêter le disque en se disant que ça ne variera pas beaucoup jusqu’à la fin est plus que présente, on finit paradoxalement très vite par oublier l’existence du bouton « stop ». Et l’on se retrouve à la fin de Me And Armini, étonné d’avoir succombé avec si peu de résistance au chant de cette sirène nordique.
Elle a écrit toutes les chansons, à l’exception de « Beggar’s prayer » et « Bleeder » qu’elle a coécrites, et composé l’ensemble des titres avec la collaboration de Dan Carey. Autant dire que, aussi frêle semble-t-elle (il n’y a qu’à la voir sur la photo d’illustration de la couverture, tellement sobre et délicate à la fois), l’artiste ne manque pas d’émotions au fond d’elle pour s’exprimer avec délicatesse.
À la beauté de sa voix, ainsi que de la musique qui l’accompagne, s’ajoutent des paroles parfaitement trouvées pour l’aider à nous toucher au plus profond de nous, même si elles ne sont jamais tristes ou larmoyantes.
Cette musique plutôt folk teintée de lueurs électroniques très discrètes mais assez présentes pour ne pas ressentir de facilité me fait à chaque fois le plus grand bien tout en me divertissant avec douceur et apaisement comme il n’est pas si courant que cela arrive.
Dois-je attendre sagement son quatrième album, ou profiter encore de ce Me And Armini qui n’a pas l’air de vouloir ma laisser ennuyé. Candide, je vais continuer à faire comme si ce dernier était un enfant unique.

(in heepro.wordpress.com, le 03/02/2012)

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