Daft Punk ‘ Random Access Memories

Hier, j’ai été complètement surpris de voir les critiques dithyrambiques sur absolument tous les sites sur lesquelles je me rends habituellement… et finalement, après écoute, c’est plutôt pas mal. Vraiment. Même ceux qui avaient déjà anticipé la sortie officielle pour donner, les premiers, leur avis, avaient imposé ce ton particulièrement hâtif.
Certes, Daft Punk ne va pas chercher loin son inspiration, et en même temps c’est tellement assumé, bien foutu, et même plutôt ambitieux, que l’on ne peut les blâmer. Je trouve même que, à part une poignée de titres, c’est tout sauf un album commercial. Bien sûr, ils ont géré ce côté commercial autrement et comme des Dieux (ils doivent être numéro 1 un peu partout dans le monde, en ventes digitales ou réelles, sans parler des préventes), et au final même la pochette est finalement mauvaise tant ce qu’il y a dans l’album ne ressemble pas à du radio friendly comme le laissait présupposer également le premier extrait, « Get lucky ».
Ensuite, la plupart des invités ajoutent à cet avis positif de ma part. Julian Casablancas est parfait dans le rôle qu’on lui a donné, et la transformation de sa voix ne choquera pas un instant les fans des Strokes. Pharrell Williams est, comme toujours, parfait (c’est un petit génie ce type, bien plus que Kanye West, en tout cas tellement plus humble). Giorgio Moroder nous balance carrément un témoignage : mais c’est un documentaire ce Random Access Memories en fait ! Idem pour les autres, de Paul Jackson Jr à DJ Falcon, en passant par Paul Williams, Gonzales, Todd Edwards, Nile Rodgers et Panda Bear (Noah Lennox pour les intimes). En somme, pas un invité ne donne l’impression d’être là « pour faire de la figuration ».
Après, il y a un bon paquet de défauts tout au long de ces 74 minutes. Malgré tout, on dira ce qu’on voudra, mais ils sont très forts ces deux petits Français. Et depuis la bombe « Da funk », pour moi leur plus grand morceau à ce jour, je les respecterai à jamais. Pourtant, Random Access Memories, et alors qu’il est clairement dans la lignée de Discovery, demeure une surprise totale pour moi. Sûrement pas un album qui restera dans mes préférés de l’année, mais il risque de ne pas être très loin quand même.
Au final, la plus grosse qualité de Daft Punk sur ce quatrième album est, à mon grand étonnement donc, leur grande humilité artistique. Tout autour de la sortie de Random Access Memories a été, et est encore, amplifié au point d’en faire, déjà, un classique avant l’heure. Mais la musique du duo est au contraire d’une candeur très touchante. Comme quoi, il ne faut se focaliser sur aucun a priori, et ne pas écouter non plus les avis d’autrui. Seul le résultat compte, et ce résultat est celui de la réussite de A à Z de l’organisation d’un événement musical incontournable. Daft Punk semblait moribond en studio depuis Human After All, mais aujourd’hui, le titre de leur précédent album semble parfaitement expliquer un moment d’errements que l’on aura dorénavant oublié.
En deux mots, simple et funky.

(in heepro.wordpress.com, le 21/05/2013)

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