Faith No More ‘ Album Of The Year

Faith No More {Album Of The Year}À la sortie de Album Of The Year en 1997, Faith No More est depuis longtemps un géant de la scène appelée alors « fusion ». À l’époque à raison puisque le groupe américain mélangeait de nombreux styles, alors que quasiment tous les autres se cantonnaient à un style plus ou moins cloisonné. Avec le recul, à tort, car en reposant deux oreilles attentives sur leur discographie, essentiellement la période avec Mike Patton au chant, on se rend compte que FNM ne fusionnait pas, ne mélangeait pas les styles, mais passait de l’un à l’autre d’un morceau au suivant, peut-être bien grâce au talent indescriptible de leur nouveau leader charismatique indiscutable, et puis aussi parce que le groupe était composé de musiciens hors paire, capables de jouer de tous les instruments dont ils pouvaient avoir besoin au gré du genre adopté.
Depuis son arrivée au sein du groupe, Mike Patton aura été la pièce maîtresse du succès gigantesque de leurs quatre albums ensemble, de The Real Thing à Album Of The Year, en passant par Angel Dust (et son tube, la reprise de « Easy » de Lionel Richie, mais uniquement en titre bonus sur certaines versions) et King For A Day… Fool For A Lifetime.
Mike Patton est la raison première, voire unique, de mon envie de ressortir ce groupe des oubliettes. En effet, sans lui, qu’en aurait-il été de Faith No More ? Malgré tout le talent, déjà fabuleux, des musiciens du groupe, c’est bien aux vocalises exceptionnelles qu’ils doivent tout.
Pour moi, le groupe n’aura pas réussi à écrire un chef-d’œuvre, cela dans le sens où il subsiste systématiquement, à mon goût, quelques faux pas ou compositions trop sobres pour nous toucher. À l’inverse, quand Faith No More devient percutant, c’est de la folie.
Pour preuve ici, sur leur dernier album, dont les défauts (par exemple, l’ouverture « Collision » ou la fin de l’album qui manque un peu de pêche) n’empêchent pourtant pas d’admirer des titres du calibre de « Stripsearch », « Last cup of sorrow », « Helpless », « Mouth to mouth », « Ashes to ashes », « She loves me not »
Un groupe résolument encré dans les années 80 et 90, qui s’est reformé il y a quelques années pour des concerts forcément jubilatoires, Patton n’ayant jamais cessé de sortir des disques, seul ou accompagné, pour des projets très éclectiques, passant du rock à l’électro ou encore aux bandes originales de films, tant son potentiel vocal est grand.
Sur Album Of The Year, cet éventail lyrique transparaît avec aisance, pour notre plus grand plaisir. En résulte une écoute un peu décousue, mais tellement jouissive et fraîche.
L’important, vous l’aurez compris, n’est pas que vous vous précipitiez sur cet album, mais tout simplement sur n’importe lequel de Mike Patton : solo, Faith No More, Mr.Bungle, Fantômas, Tomahawk, Peeping Tom (que j’ai déjà aborder), avec John Zorn, avec Björk, et avec tellement d’autres encore.

(in heepro.wordpress.com, le 19/08/2013)

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