Lorde ‘ Pure Heroine

Lorde {Pure Heroine}Sensation de 2013 au même titre que Daft Punk ou Stromae, j’étais évidemment passé à côté de Lorde, malgré une tentative avortée d’écoute de l’album en ligne. Sa prestation en live d’une émission, qui fut a priori également celle qui la reçut pour la première de sa carrière en fin d’été dernier, ne m’aura pas non plus touché un seul instant.
Vendredi soir dernier, retour d’un voyage en car, le conducteur sort une poignée d’albums, tous de chanteuses tendance, parmi elles Lana Del Rey, Beyoncé ou Lorde. Mon choix se porte logiquement sur cette dernière, n’appréciant pas particulièrement la première, ayant été grandement déçue par la seconde et restant ouvert à la musique de la dernière qui remporte tellement de succès à travers le monde.
Bonne pioche, l’effet est quasi-immédiat. En dix titres, pour guère plus de trente-sept minutes de son, la Néo-zélandaise m’envoûte avec sa musique électronique minimaliste à la James Blake, mais avec univers presque aussi sombre que celui de Burial, et sa voix si jeune encore mais tellement émouvante (elle vient tout juste d’avoir dix-sept ans!).
Des dix titres, certains sont déjà clairement au-dessus du lot et expliquent assurément mon engouement tout récent mais déjà presque démesuré pour Ella Yelich O’Connor, même si les autres ne sauraient tarder à me dévoiler leurs charmes. Pour les citer en exemple : « Buzzcut seasons », de loin mon très gros coup de cœur, « Team », où elle assume l’influence de Lana Del Rey, « Glory and gore », parfaitement intitulé car effectivement noir à souhait, et le final « A world alone ».
Pour les fanatiques de versions mp3, comme le sont nos amis états-uniens, la version « extended » ajoute cinq titres à Pure Heroine. Il s’agit en fait de The Love Club, son EP de 2012 déshabillé du single « Royals » puisqu’il a été réintroduit sur l’album et se voit ici remplacé par « Swinging party », une reprise de The Replacements assez rhapsodique. À côté de cet ajout très bienvenu, les quatre morceaux originaux de l’EP sont tout simplement du même calibre que ceux de Pure Heroine : à ce point que je ne me lasse d’écouter en boucle ce nouvel album ainsi composé de quinze titres. « Million dollar bills » me rappelle sans hésiter la jeune canadienne Grimes (dont le style sur l’album Visions est probablement une inspiration ici). Un EP qui se termine sur une tuerie monumentale : « Biting down » éclate la grande majorité des productions actuelles, et la voix encore toute jeune de Lorde sert à merveille ce gros son lourd et impétueux. Impossible pour moi de ne pas me souvenir de ses voisins australiens de Silverchair, même si dans un autre style et déjà deux décennies plus tôt, car ils avaient également été repérés très tôt avant de connaître la carrière que l’on sait.
Énorme coup de cœur, je me répète, mais il y a des chances que cela devienne bientôt de l’amour si elle continue sur cette voie où de toute façon personne ne lui fera d’ombre, et l’aide de Joel Little à l’écriture et à la composition n’y est probablement pas pour rien non plus. Pourvu qu’elle puisse garder son intégrité intacte.
Encore une chanteuse venue d’une île et qui chante sur de la musique électronique ? Souhaitons-lui le même succès que son aînée islandaise.



(in heepro.wordpress.com, le 25/02/2014)

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