Battle Antony And The Johnsons / I Am A Bird Now Vs The Crying Light

Antony And The Johnsons {I Am A Bird Now} Vs Antony And The Johnsons {The Crying Light}

Antony Hegarty est sans hésitation l’une des voix du 21ème siècle. Suite à la découverte de son potentiel lyrique encore sous-exploité sur l’éponyme Antony And The Johnsons au sein de son groupe, le succès arrivera comme une flèche dès leur deuxième album et sera mille fois confirmé sur le suivant.
Entendu pour la première fois par quelques chanceux dès leur premier album de 2000, beaucoup de fans d’aujourd’hui l’ont été grâce au maintes fois récompensé I Am A Bird Now qui sortit en 2005. Il m’est difficile, très honnêtement, de vous dire vers quels titres vont mes préférences tant c’est un album homogène en terme de qualité et d’efficacité. De même, les participations externes sont en parfaite symbiose avec le groupe : ainsi, Devendra Banhart est au chant sur « Spiralling » (à noter qu’il joue également de la guitare sur « You are my sister »), Boy George sur « You are my sister », Lou Reed sur « Fistful of love » (sur lequel il joue aussi de la guitare et dont le titre est une référence directe à un poème de Marc Almond intitulé « L’esqualita»), Rufus Wainwright sur le très court « What can I do ? » ou encore Julia Yasuda sur « Free at last » qui s’occupe du code morse et lit plutôt qu’elle ne chante un poème anonyme.
Le successeur d’I Am A Bird Now sortira en 2009 pour mon grand plaisir puisque c’est grâce à lui que je rencontrai le groupe. The Crying Light semble un reflet dans le miroir de son prédécesseur, avec autant de ressemblances (la musique progresse à partir de la perfection désormais atteinte et Hegarty continue à être plus envoûtant que jamais, et même la photo d’illustration n‘aide pas à distinguer clairement les deux albums), que de différences dans les tonalités, avec cette fois-ci. Le clin d’œil est poussé à l’extrême avec l’inclusion dans le livret d’une photo de Julia Yasuda. Cette fois-ci, à l’inverse de tout à l’heure, je ne peux pas oublier de mentionner un titre en particulier : non pas qu’il soit meilleur que les dix autres, mais son titre « Kiss my name » m’a marqué dès le début et, encore aujourd’hui, m’éblouit de sa précision pourtant émouvante que seul Hegarty est capable d’atteindre avec une simplicité a priori évidente.
Conclure sur une préférence à ce stade est très difficile. D’un côté, I Am A Bird Now et The Crying Light s’accompagnent, se suivent, se marient à merveille. De l’autre, on remarquera pourtant une certaine légèreté dans le premier qui est une véritable ouverture d’Hegarty sur le monde, une complainte, alors que le second semble plus grave et son mystère plus difficile à percer.
Mon avis se doit d’être tranché, incisif : même si je les écoute très souvent les deux l’un derrière l’autre, je garderai alors I Am A Bird Now avant The Crying Light. Je regrette tout de même que le suivant Swanlights ne soit pas aussi grandiose, mais peut-être mes attentes étaient-elles trop grandes et devrais-je l’écouter d’une autre oreille. Même le duo avec Björk me paraît léger, presque fade, en comparaison avec les deux duos qui figuraient déjà sur Volta de l’Irlandaise.
Oh, petit oiseau, que tu es belle quand tu voles !

(in heepro.wordpress.com, le 13/04/2014)

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Voir aussi :

Antony And The Johnsons Swanlights

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