Raúl Paz ‘ Ven Ven

Raúl Paz {Ven Ven}Officiellement septième album de sa discographie, même si les deux premiers demeurent quasi introuvables car ils ne sont plus publiés, considérons alors Ven Ven comme étant le cinquième d’une série commencée en fanfare pour nous autres en France en 2003 avec Mulata. Car oui, moi aussi, bien que très grand fan de Raúl Paz, je ne connais toujours pas un seul titre de ses deux premières œuvres.
Ven Ven avait été annoncé il n’y a pas si longtemps, avec un extrait assez grand public, « Nadie sabe ». Et, comme je m’y attendais, ce dernier passe déjà mieux dans un ensemble plutôt que seul, comme formaté pour la radio ou désormais Youtube et autres.
Passons donc ce chapitre de la promotion, qui ne me paraît pas encore très bien maîtrisée s’il s’agit de trouver une aura plus grande pour le Cubain.
Ensuite, et avant d’en venir à l’album, sachez que, encore une fois et comme tellement d’artistes, il existe plusieurs versions, avec onze titres pour la physique (en CD ou en vinyle) mais treize pour la digitale ! Outré je suis ! Comment n’est-ce pas l’inverse ?! J’arrête ce qui est un choix de la maison de disques, mais quel mauvais choix marketing !
Bref, heureusement, Ven Ven arrive et fonctionne dès les premières écoutes. L’ouverture se fait en douceur avec un éponyme « Ven ven » très enjoué, auquel succède un « Nadie sabe » qui est à écouter sans a priori, car il devient vraiment de plus en plus chaleureux au fil des écoutes.
Raúl Paz semblait s’égarer depuis Havanization, qui m’avait déçu aux premières écoutes et désormais m’enchante au point d’en délaisser les autres albums de l’artiste (cependant, je continue de dire que la présence de Camille nuit à la cohérence du tout). Avec ce nouvel album, il s’agit d’une nouvelle page au livre débuté en 2010. Tout en couleurs, comme on peut le voir, mais des couleurs pastel à l’image de la personnalité de Paz, vivant, dansant, mais pas exubérant.
« Chiquita », « Hace falta », « Te extraño », « Tus besos », « Te enamores », « No voy a llorar » sont de très bons titres qui néanmoins mériteront assurément le passage du temps pour se révéler davantage. À noter que les sonorités cubaines reprennent davantage de place, sur « Te extraño » et « No voy a llorar ».
Les chansons « No me digas que no », « Tanto » ou « Ella » sont les moments sublimes de l’album, du grand Raúl Paz tel qu’on l’a aimé et comme on l’attendait.
Même si je vais prendre le temps de découvrir cet album, j’espère quand même d’avance que Raúl Paz n’attendra pas aussi longtemps pour sortir un prochain album, ce dernier n’ayant qu’un défaut : ne durer que trente-sept minutes…

(in heepro.wordpress.com, le 09/06/2014)

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Voir aussi :

Raúl Paz {Nadie Sabe}

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