Laurel Halo ‘ Chance Of Rain

Laurel Halo {Chance Of Rain}Chance Of Rain n’allait rien faire pour aider Laurel Halo à se frayer un chemin dans la musique électronique de l’année 2013. Après un premier opus couronné de lauriers en 2012, l’artiste new-yorkaise ne pouvait cependant pas faire demi-tour. À l’image des visuels choisis pour Quarantine à l’époque, puis pour son successeur en 2013, la mort restait de mise, les couleurs arc-en-ciel laissant place à une sobriété en noir et blanc non moins efficace, si ce n’est moins attrayant car moins trompeur.
Les deux albums s’opposent néanmoins. Les voix de Quarantine ont disparu, et sur Chance Of Rain l’auditeur semble ainsi a priori plus à l’aise. Pourtant, rien n’est si sûr.
Tout le monde était convaincu par Quarantine, pourtant, c’était un album plutôt âpre, par réconfortant du tout. Certes, il dégageait une aura tout aussi puissante que l’illustration choisie pour le présenter.
De même, Chance Of Rain est paré d’une illustration pas moins morbide. Mais, car il y a un mais, le spectateur de ce dessin réalisé par Arthur Chartow, le père de l’artiste, attire moins car il est moins racoleur. Oui, il n’est carrément pas racoleur du tout même !
Le choix de la couverture peut très souvent tout changer dans l’appréciation d’un album. Ce n’est pas systématique non plus, n’exagérons rien, mais cela peut avoir toute son importance sur la perception du contenu, qui est pourtant la seule chose qui devrait importer. Tout cela parce que l’on s’approprie aisément un visuel, un nom d’artiste… mais la musique est tellement impalpable qu’elle semble partir en fumée en nous, quand bien même nous la connaissons par cœur, de la première à la dernière note.
J’étais ainsi passé à côté l’an passé… et le découvre enfin comme j’aurais dû le faire. Heureusement qu’elle n’a pas sorti de nouvel album en 2014, j’aurais sûrement perdu le fil !
En neuf morceaux, il y a tout pour être séduit : l’intro « Dr. Echt » et le final « -out » sont, en une minute trente chacun, deux brefs plaisirs dignes des disques de jazz les plus grandioses, avec toute la modestie possible sur un album de musique électronique.
Entre ces deux moments, s’enchaînent des musiques électros telles qu’on les attend de la part de Laurel Halo. Et, si « Ainnome » aurait toute sa place sur Quarantine, les autres morceaux sont tous des moments de pure joie et de découverte des possibilités de l’artiste, qui vraisemblablement ne doit pas manquer de matériau au moment de composer sa musique.
Dépêchez-vous car elle ne devrait pas tarder à sortir le troisième…


(in heepro.wordpress.com, le 14/11/2014)

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