Björk ‘ Vulnicura

Björk {Vulnicura}De la même façon qu’il sort prématurément, je me lance dans une chronique prématurée de Vulnicura, tout en le découvrant par la même occasion. J’assume et insiste donc sur la très grande subjectivité de mes propos à suivre.
Si je savais déjà, comme cela avait été annoncé, que Haxan Cloak et Arca avaient travaillé avec Björk pour son nouvel album, ce que j’ignorais et découvre donc aujourd’hui est que Antony Hegarty est, lui aussi, présent.
Première surprise, plutôt agréable, mais finalement complètement dans la lignée de ce à quoi elle nous avait habitué, la photo de couverture de l’album est splendide !
Premières notes. Un certain Homogenic semble présent dans l’ambiance des sept minutes de « Stonemilker », un son très familier, et presque nostalgique donc. Plus exactement, et quand on sait que Homogenic était empli de l’influence de ce que Björk avait pu écouter toute petite, il est évident que ce premier titre est tout simplement islandais.
Ensuite, « Lionsong » débute, lui, à la Medúlla pour ce qui est des voix ou plutôt des chœurs, avant de nous rappeler Vespertine et ses cliquetis par milliers. Six nouvelles jolies minutes telles qu’on les aime !
Pour autant, ses deux morceaux d’ouverture possède une personnalité mixte : au-delà de la simple nostalgie, ils nous ouvre une nouvelle ère pour l’Islandaise qui, bien que ses derniers albums étaient très bons, avait donné l’impression de ne plus pouvoir nous surprendre réellement. Une erreur que Vulnicura répare aisément. Et puis je n’oublie pas à quel point j’avais tout d’abord dédaigné Volta avant de le comprendre enfin. Il me reste à percer le mystère de Biophilia, auquel je suis tellement hermétique. Vulnicura m’aidera assurément à combler le fossé entre lui et Volta.
« History of touches » vient, en trois petites minutes, clore cette ouverture, puisque les trois premiers morceaux sont sous-titrés respectivement 9, 5 et 3 months before.
La seconde partie de l’album est à nouveau un triptyque, cette fois-ci de l‘après. L’épique « Black lake », sous-titré 2 months after, en dix minutes soit le plus long morceau publié sur un de ses albums à ce jour, me rappelle encore des moments d’Homogenic. Pourtant, encore une fois, il s’y attache autant qu’il s’en éloigne. Oui, Björk réussit une prouesse énorme, avec une montée d’adrénaline ébouriffante !
À ce moment-là, je ne peux dire qu’une chose : Vulnicura a déjà tout de l’album de l’année. Et je n’ai même pas l’impression ni d’exagérer ni de manquer d’objectivité.
6 months after ou « Family » nous prolonge dans la longueur, et même dans la langueur. Il me faudra le réécouter pour mieux le comprendre celui-là. Tant mieux !
« Notget » redescend un peu sur terre, en six minutes et 11 months after. Tiens, je ne vous ai toujours pas dit de quoi il s’agit : avant quoi ? Après quoi ? Le triptyque final étant lui sans sous-titre, on commence à deviner un peu mieux la construction de l’album. Pour le reste, j’espère que vous comprenez un peu l’anglais pour cerner plus exactement tout ça. Car je ne vais quand même pas tout dévoiler, surtout pas dès la première écoute.
D’ailleurs, je vais m’arrêter là. Je ne dirai rien de plus sur « Notget » si ce n’est qu’il ressemble à du Vulnicura.
Passons ainsi au duo avec Antony Hegarty « Atom dance », encore en huit minutes. Je me souviens encore de sa voix sur Volta, par la même occasion ma découverte de l’artiste anglais. En 2010, le duo « Flétta » sur Swanlights m’avait, à l’inverse, plutôt déçu. Alors ? Eh bien, c’est exactement ce que Björk et Antony pouvaient nous offrir de mieux pour 2015 ! En attendant un nouvel album studio d’Antony And The Johnsons qui se laisse attendre depuis cinq ans déjà…
Je place pour l’instant « Mouth mantra » dans le même panier que « Notget » car il n’est pas immédiatement accessible. Enfin, « Quicksand » termine en moins de quatre minutes un album finalement long avec au total six titres dépassant les six minutes, dont deux de huit minutes et un de dix minutes !
Allez, hâtons-nous vers une seconde écoute. Et en attendant les autres sorties de 2015, j’installe Vulnicura tout seul sur le podium. Y restera-t-il ? Réponse dans un peu moins de douze mois…

(in heepro.wordpress.com, le 21/01/2015)

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Voir aussi :

Björk {Volta}

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