Seu Jorge ‘ Músicas Para Churrasco II

Seu Jorge {Músicas Para Churrasco II}Músicas Para Churrasco avait pointé son nez en 2011, avec un premier volume qui annonçait clairement une suite. Étrange méthode, que ce soit commercialement ou artistiquement, non ? Dessus, hormis les gros plans de lui, apparemment torse nu d’ailleurs, Seu Jorge pose systématiquement avec une guitare acoustique à la main. Et les photos sont toutes en noir et blanc. Un souci évident de rester « populaire », c’est-à-dire aussi proche du peuple que possible, lui, qui vient de ce même peuple.
Quatre ans plus tard, Músicas Para Churrasco dévoile son second volume, résolument plus populaire encore dans sa présentation : le noir et blanc demeure pour l’illustration de l’artiste, mais il est esquissé cette fois-ci.
À l’intérieur, dix nouveaux titres, comme pour le précédent. Le deux premiers titres ne m’interpellent pas tout de suite, mais après plusieurs écoutes, « Ela é bipolar » se laisse apprécier en toute simplicité, avec un vocoder qui rappellera quelque chose à beaucoup. Idem pour « Na verdade não tá » qui, finalement, me remémore beaucoup le Su Jorge des débuts, celui de l’album Carolina.
Ce n’est qu’à partir de « Faixa de contorno » que je commence, dès la toute première écoute, à apprécier ce nouveau cru. C’est le Seu Jorge que j’aime, qui me surprend avec une simplicité déconcertante. Tout son style réside dans ce genre de morceaux dans lesquels musique et chant sont indissociables et ont besoin l’une de l’autre pour imposer tous leurs charmes.
Ensuite, « Mina feia » poursuit donc dans ce style qui m’a fait aimé Seu Jorge depuis ces débuts, et qui fait plus que jamais penser au Brésil, surtout pour ceux qui ont eu la chance d’y aller. Derrière, on retrouve notamment un titre presque dans l’ambiance de Cru, son deuxième album, avec « Tá en tempo », tout en langueur. L’un des charmes de Seu Jorge !
En somme, si à la première écoute le début de l’album me laissait présager d’un disque moyen, la suite devient très vite aussi sublime que je voulais l’espérer.
La deuxième partie se poursuit ainsi tout aussi bien, avec un « Papo reto » qui aurait pu figurer sur son album Seu Jorge e Almaz de 2010.
Le single « Motoboy » a-t-il été bien choisi ? J’ai envie de dire que non, car ce n’est, a priori, pas mon titre préféré à ce jour.
« Felicidade » est ambiancé live (ou en directo), et il rappelle à tout le monde que Seu Jorge est aussi un artiste à voir sur scène.
À nouveau en douceur, « Babydoll » est une très jolie chanson, qui prend son temps.
Dernier titre, en six minutes, « Everybody let’s go » a tout de la chanson qui se jouera en rappel lors des concerts (même si ce ne sera peut-être pas le cas).
En somme, ce nouvel album du Brésilien est une totale réussite. Les quatre années qu’il aura tardé à le publier ont de toute évidence permis de synthétiser au mieux ce que Seu Jorge veut laisser comme trace dans la musique de son pays. Et c’est sans l’ombre d’un doute l’un des meilleurs ambassadeurs de son pays.
Muito bonito !

(in heepro.wordpress.com, le 04/05/2015)

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Voir aussi :

Seu Jorge {Cru}

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