Björk ‘ Archives

Björk {Archives}

{ I }

L’introduction est l’œuvre de Klaus Biesenbach, conservateur général du MoMA de New York.
Voici comment il explique le choix du musée de consacrer à Björk une exposition :
« En 2015, le Museum of Modern Art de New York a dédié une rétrospective à grande échelle à Björk, et commissionné une nouvelle œuvre d’elle, la considérant comme l’une des praticiennes artistiques déterminantes de notre époque. Au cœur de l’œuvre de Björk en tant que compositrice, chanteuse et écrivaine déterminante se trouve la création continue/perpétuelle d’un nouveau contenu pertinent, exprimé non seulement en musique, mais également en tant que formes innovantes qui traversent tous les canaux de notre société emplie de media. »
Il revient ainsi sur les racines de l’Islandaise, ses masques, les mondes parallèles, et ses collaborations avec d’autres artistes.

{ II }

Le deuxième livre a été rédigé par Alex Ross, critique musical à The New Yorker. Il traite des différents courants de Björk au cours de sa carrière.
Le Prélude s’intéresse au genre et à la fusion, à partir du premier contact entre l’auteur et la chanteuse en 2011. Elle lui avait alors confié une liste de ses disques préférés, parmi lesquels figuraient des artistes aussi divers que Gustav Malher, Alim Qasimov, Joni Mitchell, Kate Bush, Public Enemy, Aphex Twin, Black Dog ou encore, beaucoup plus récent, James Blake.
Ensuite viennent l’Education, puis la Chanteuse-compositrice, avant de se concentrer sur la Compositrice-collaboratrice : on y retrouve ainsi sans surprise les noms de Talvin Singh, Mark Bell, Matthew Herbert, Matmos Mike Patton, Rahzel, Timbaland ou Antony Hegarty ; plus surprenant, on découvre que Beyoncé devait initialement faire une apparition sur Medúlla ! Tout cela pour, logiquement, conclure sur un Postlude sur son indépendance artistique.

{ III }

Professeur de musicologie à l’Université de Sheffield, Nicola Dibben a, quant à elle, été chargé de s’occuper de la partie créatrice, à savoir, les mythes de la créativité et de la création chez Björk.
Les aspects traités couvrent la Créatrice en tant que productrice, procréatrice, mère et nature. Un deuxième chapitre se consacre à la féminisation de la techno grâce à Björk. Le troisième chapitre s’intéresse tout particulièrement au lien entre Créatrice et Procréatrice. La conclusion s’attaque, enfin, au chamboulement des catégories par l’Islandaise.

{ IV }

Le quatrième livre, a priori le plus étrange et le moins intéressant au demeurant, est tout simplement la retranscription de l’échange d’e-mails entre Björk et Timothy Morton, de la Rice University de Houston, ce dernier ayant été choisi par l’artiste elle-même pour faire partie de l’exposition qui allait lui être consacré.
Il s’agit donc ni plus ni moins que de l’ensemble des e-mails que ce sont envoyés Björk et Morton, la chanteuse initiant et terminant cet échange électronique résolument philosophique s’étant déroulé en octobre 2014.

{ V }

Inutile de vous présenter Sjón, qui travaille avec Björk depuis ses débuts. Le romancier et poète, également parolier de chansons aussi connues que « Isobel », « Bachelorette », « Oceania » ou « Cosmogony », revient sur les sept premiers albums de la chanteuse, de Debut à Biophilia. En effet, Vulnicura ne sera publié que peu de temps avant l’exposition ; il n’est cependant pas complètement oublié puisque c’est « Black lake » qui clôt le livre.
En page gauche, un texte poétique retrace le fil de l’histoire de 1993 à 2015 ; en page droite, une ou plusieurs illustrations : photos issues de shooting (dont Stéphane Sednaoui), photogrammes de clips (réalisés par Michel Gondry, Chris Cunningham, Spike Jonze, etc.) et clichés de Björk habillée par Alexander McQueen, parmi tant d’autres noms célèbres.

N.B.

Vous l’aurez compris, il s’agit là d’une rétrospective complète de l’icône contemporaine sous la forme de cinq volumes, 192 pages au total, un poster, pour un total de 224 illustrations en couleur ou en noir et blanc. La couverture de chacun des livres II à V est parée des tablatures et paroles de quatre chansons écrites et composées par Björk : ainsi, « Pagan poetry », « All is full of love », « Aurora » et « Cover me » succèdent au livre et sa frise chronologique allant de sa naissance en 1965 à Reykjavík à l’annonce en 2014 de la rétrospective lui étant consacrée. Le tout, dans un coffret qui – une seconde fois – fait un clin-d’oeil au huitième album avec les tablatures et paroles de « Black lake », ce qui n’est pas un hasard puisque le clip avait, justement, été montré en avant-première lors de l’exposition. Une exposition qui a été très critiquée et restera donc comme un échec ; ce qui n’est, heureusement, pas le cas de ce coffret qui, lui, mérite les éloges qu’on lui attribue.

(in heepro.wordpress.com, le 15/02/2016)

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Voir aussi :

Björk {Volta}

Björk {Vulnicura}

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