La consécration de Nils Frahm

Ne perdons pas de temps et disons-le tout de suite : l’artiste de l’année sera Nils Frahm. Oui, c’est prématuré. Pourtant, le constat inverse pourrait lui aussi être justifié : pourquoi ne pas l’avoir consacré l’an passé ? En 2015, il créa le Piano Day, qui en était donc à sa seconde édition cette année, publiait un album pour l’occasion, Solo, et composait sa première musique originale pour accompagner un film, Victoria. Une année couronnée de succès pour le jeune pianiste.

Petit retour sur le petit génie du piano de ce XXIe siècle. Originaire de Hambourg, et désormais installé à Berlin, il est de plus en plus rare que son nom n’évoque rien une fois mentionné. Il est presque aussi renommé qu’il ne le serait s’il était un artiste plus « branché » de l’univers de l’électronique. Il n’est d’ailleurs pas si éloigné de ce style, quand bien même sa musique est résolument classique, certes classique moderne. Je dirais même : classique modernisé, c’est-à-dire dépoussiéré de tous ses préjugés.

Nils Frahm {The Bells}

Si son tout premier disque fut publié en 2005, il faudra attendre 2009 pour que sa maison de disques actuelle, Erased Tapes, publie ce qui reste un peu son premier album, The Bells.

Nils Frahm {Screws}

De mon côté, ma véritable initiation à son univers n’arrivera que trois ans plus tard, au cours de l’automne 2012 à l’occasion de Screws, petit album qu’il « donna » à tous ceux qui le souhaitaient… Neuf petites pièces de piano des plus introspectives qui soient. Le téléchargement se voyait accompagné d’une lettre rédigée par ses soins, en anglais : « le jour où je me suis débarrassé de mon plâtre, j’avais enregistré neuf petits morceaux. Ils m’avaient aidé à moins être embêté par mon accident et m’a rappelé que seulement ce que je peux réussir moi-même est une bonne chose, quand je fais du mieux que je peux. » Lire la suite de Screws

Nils Frahm {Spaces}

2014 fut alors l’année de la révélation pour moi. Grâce à Spaces, sorti un an plus tôt. Nils Frahm s’était en effet enregistré lors de plus d’une trentaine de concerts (sur cassette, sur multi pistes, etc.) et avait ensuite choisi lui-même les onze morceaux de ce nouveau disque, disque compilant donc des enregistrements live mais qui avaient été retravaillés ou simplement mixés en studios, et très peu d’éléments propres à un concert avaient été conservés. Lire la suite de Spaces

Nils Frahm {Solo} Nils Frahm {Solo Remains}

Dès lors, plus rien ne sera plus pareil entre Nils Frahm et moi. Car, a posteriori, Spaces est tout simplement l’un des meilleurs disques de 2013 et de ce début de décennie. Et Solo n’allait pas se placer à l’encontre d’un constat implacable : Nils Frahm est bien l’un de mes artistes préférés depuis quelques temps. La création du Piano Day ne venant qu’officialiser son potentiel et, surtout, ses ambitions à la fois humbles et démesurées concernant la place du piano à notre époque. Si l’album qu’il a décidé, une nouvelle fois, d’offrir pour l’occasion s’intitule Solo, on ne peut dorénavant que se rendre compte que le pianiste est de moins en moins seul… Lire la suite de Solo – Lire Solo Remains

Nils Frahm {Music For The Motion Picture Victoria}

Bien sûr, il y a eu en plus Victoria l’an passé. Voici ce que j’en disais à l’époque : Le cœur de cette bande originale, de et par Nils Frahm, lui a déjà permis d’obtenir une récompense, la toute première de sa carrière, il y a quelques jours seulement. Au-delà de ce symbolisme, le jeune allemand va, il est certain, finir par atteindre des cimes de popularité dans les prochaines années, notamment en 2017 alors qu’il prévoit d’organiser un festival à l’occasion du Piano Day. Lire la suite de Victoria

nonkeen {The Gamble} nonkeen {Oddments Of The Gamble}

En 2016, loin de se reposer, j’ai même l’impression que Nils Frahm continue de plus belle, démultipliant les collaborations : à nouveau avec son ami islandais Ólafur Arnalds, avec ses amis d’enfance Frederic Gmeiner et Sebastian Singwald sous le nom de nonkeen (un second album sortira en juillet – Lire la suite de The Gamble) et, enfin, un mini disque avec Woodkid et Robert de Niro à l’occasion d’un travail sur les migrations syriennes avec le réalisateur et photographe JR. Ah, et j’oubliais presque qu’il sera aussi sur le prochain album de DJ Shadow

Alors, Nils Frahm : artiste de l’année ?

(in heepro.wordpress.com, le 17/06/2016)

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