Underworld ‘ Barbara Barbara, We Face A Shining Future

Underworld {Barbara Barbara, We Face A Shining Future}Les années 90 resteront leur moment d’apothéose. Pourtant, ce n’est sûrement pas un hasard si c’est eux qui s’occupèrent des la cérémonie officielle d’ouverture des Jeux Olympiques de Londres en 2012.
Vous l’aurez compris, j’en étais globalement resté eu trois albums Dubnobasswithmyheadman, Second Toughest In The Infants et Beaucoup Fish, tous trois publiés entre 1994 et 1998.
En 2016, après divers albums plus ou moins cohérents, même si toujours réussis, rien de bien intéressant n’avait pu raviver chez moi la flamme. Mais ce nouvel opus allait, lui, m’interpeller peu à peu. D’abord, des critiques assez élogieuses. Ensuite, le titre choisi, tellement interloquant : au-delà du prénom utilisé, son doublon serait presque angoissant tant il implique de suspens. Enfin, le visuel de la pochette, sur laquelle il faut s’attarder si l’on veut voir parfaitement ce joli visage.
Le premier titre, « I exhale », nous ramènerait presque à l’apogée du groupe, si ce n’est qu’on entend l’évolution due au changement d’époque, soit deux décennies tout de même. Si c’est un bon morceau, je ne commence réellement à m’extasier qu’avec « If rah ».
En effet, ce deuxième morceau commence très bien, mais c’est tout. Puis, au bout de la troisième minute, un virage monstrueux arrive progressivement. Quel titre ! On a du mal à croire qu’Underworld est déjà un « vieux » groupe dont les heures de gloire remontent au siècle précédent. Au final, ses sept minutes défilent en clin d’œil.
À partir de là, dès « Low burn », plus la moindre baisse de régime. Parfois moins extatique, mais toujours langoureux, les titres se suivent et sont, en fin de compte, bouleversant tant ils sembleraient parfaits.
« Santiago cuatro » retrouve un instrument cher au duo, la guitare… une guitare aux accents latino-américain. L’album, plus lent, se pose, le calme se prolongeant avec le tout aussi beau « Motorhome ».
Ensuite, ça se réveille, la léthargie s’évanouissant grâce à « Ova nova ».
Le final « Nylon strung » est parfait. Seul reproche que je lui ferai sera… qu’il est trop court !
Underworld atteint des cymes sur Barbara Barbara, We Face A Shining Future, avec toujours d’aussi abstraites paroles. Un titre d’album qui est en fait la dernière phrase prononcée par le père de Rick Smith, s’adressant à sa mère qui craignait pour son avenir sans lui.
On peut définitivement parler d’une sorte de « retour » complètement réussie. Difficile de ne pas, déjà, attendre la suite d’un tel disque.

(in heepro.wordpress.com, le 27/06/2016)

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