Marinah & Chicuelo ‘ Sintonías

marinah-chicuelo-sintoniasLoin du groupe qui lui donna sa renommée, oubliée la petite déception de son premier album solo El Baile De Las Horas sorti en 2013, Marinah est revenue l’an passé avec un nouvel album, entièrement réalisé en collaboration avec un autre grand nom de la scène musicale espagnole, le guitariste flamenco Juan Gómez « Chicuelo » : ainsi est né le projet commun Marinah & Chicuelo.

Leur album est le résultat d’une collaboration étroite avec Carlos Sarduy (trompette, piano et percussions), qui suit Marinah depuis longtemps. Certes, on trouvera d’abord que huit chansons, c’est peu. Mais il ne s’agit pas de refaire, comme avec El Baile De Las Horas, un album voué au grand public. Non. Il s’agit, et cela s’entend dès les premières notes, d’un retour vers une musique plus roots, plus sanguine. En somme, quelque chose de vital, vivant, vibrant. Car oui, au final, Sintonías est bel et bien une œuvre emplie de sentiments et, donc, d’émotions.

Comme le démontrent les deux extraits « Bajo la luna » et « La volandera » filmés en prise directe et qui ont été mis en ligne sur Internet via le plus célèbre site vidéo de la planète. D’ailleurs, les morceaux durent jusqu’à six, sept ou huit minutes pour certains ! Difficile à trouver en France, Sintonías est une œuvre qu’on ne peut que rapprocher de ce que Marina Abad (de son vrai nom) faisait avec son groupe culte Ojos De Brujo. Pour autant, Marinah & Chicuelo ont leur propre(s) personnalité(s) et parviennent tous deux à imposer leurs styles respectifs, pour un mariage on ne peut plus réussi.

« Arbolé » est un titre qui, comme tous les autres, a été écrit par Marinah, et composé par Marinah, Chicuelo (mais c’est le seul à ne pas l’avoir été avec Carlos Sarduy). À noter un passage directement adapté d’un poème du grand Federico García Lorca : « Iba el viento embriagado, […] con mi verde primavera ».

« Habanera » est parfaitement intitulée puisqu’il s’agit d’une version personnelle d’une habanera populaire, c’est-à-dire une danse cubaine et dont le titre original est « Mi madre fue una mulata ».

« La volandera », dont nous parlions plus tôt, intègre le premier couplet du groupe cubain Rapsodia Rumbera, ainsi qu’un ancien yambú (danse cubaine en couple et non en solo) composé par Ignacio Piñeiro (1888-1969) et, pour finir, une partie de l’ultime chœur inspiré de la comparsa populaire « La jardinera » de Cuba (les comparsas sont essentiellement joués pour le Carnaval).

Enfin, notons l’intro en caló (langue romani) de « Sinelo ». Visuellement, les inconditionnels de Barcelone seront ravis et reconnaîtrons que les photos ont été prises dans la Casa de la Convalescència, siège de l’Institut d’Estudis Catalans. Si je découvre seulement l’intégralité de Sintonías, ce dernier risque pourtant de beaucoup tourner cette année. Et vous le savez comme moi, il n’est jamais trop tard…

¡ Gracias a Diogo y al Taller de Músics !

(in heepro.wordpress.com, le 24/02/2017)

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Voir aussi :

Marinah {El Baile De Las Horas}

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