Gorillaz ‘ Humanz Deluxe Edition

Gorillaz {Humanz}Après trois albums, voire quatre si l’on inclut The Fall qui a été publié en 2011 mais est le résultat d’un travail presque solo de Damon Albarn lors de la tournée nord-américaine du groupe anglais, revoici enfin Gorillaz, probablement l’un des plus grands succès britanniques du XXIe siècle. Sobrement initulé Humanz, Albarn et son compère Jamie Hewlett se sont une nouvelle fois rapprochés de toute une multitude d’artistes divers et variés pour collaborer à ce nouvel opus, fort de 20 morceaux dont six interludes, la version deluxe poussant le bouchon à 26 avec une interlude supplémentaire!

Parce qu’il faut, ne serait-ce qu’une seule fois, les nommer, les invités sont : Vince Staples, Peven Everett, Popcaan, De La Soul, Azekel, Jean-Michel Jarre, Danny Brown, Kelela, Graham Coxon, Grace Jones, D.R.A.M., Anthony Hamilton, Mavis Staples, Pusha T, Jamie Principle, Zebra Katz, Kali Uchis, Benjamin Clementine et Noel Gallagher… auxquels on peut ajouter Jehnny Beth, Rag’N’Bone Man, RAY BLK, Kilo Kish, Iamani Vonsha, Carly Simon, Brandon Markell Holmes et Cheik Tidiane Seck pour les titres bonus. Ouf !

Résultat ? Comme pour les précédents albums, en particulier les trois premiers, le casting a beau être époustouflant et, dans le même temps, faire peur, le maître de cérémonie et chef d’orchestre Damon Albarn parvient, encore et toujours, une union aussi fantasque que fantastique. Parmi les quatorze morceaux de l’album, dès le premier (après l’intro) on est sur le c*l, le rap de Vince Staples sur « Ascension » étant parfait ! Ensuite, un certain Popcaan (d)étonne sur un sombre, lourd « Saturnz barz ». « Submission » réussit le mariage parfait entre la musique gorrillezque et les voix de Danny Brown et Kelela.

La légende Grace Jones figure – est-ce un hasard ? – sur le morceau le plus envoûtant et lancinant (et hallucinant ?) de tout le disque, voire de toute la discographie du groupe : car oui, « Charger » est un monstre imparable, le genre de titre qu’on ne peut pas ne pas écouter jusqu’au bout. Heureusement qu’il ne dure pas longtemps…

Ensuite, cela se calme un peu… et je dois bien avouer que je me réjouis finalement de « Hallelujah money », alors même que je l’avais presque détesté lorsqu’il avait été lâché en fin d’année dernière, accompagné d’une vidéo plutôt ratée à mon goût. Le final « We got the power » (et sa phrase en français « on a le pouvoir de s’aimer, ok ? ») clôt sublimement un Humanz imparfait, sans concession et ponctué de moments inoubliables et surtout inimitables, vraisemblablement parmi les meilleurs de 2017.

La version deluxe prolonge joliment, ou plutôt gentiment l’épopée, mais n’apporte rien de supplémentaire à l’album, si ce n’est « The apprentice » qui, entre autres, rappellera Demon Days ou encore « Out of body » qui semble vouloir rendre un hommage aux sonorités électroniques du tout début des années 90 sans jamais paraître ni kitsch ni hors sujet.

Pas de révolution juste une évolution logique et superbement maîtrisée, ce nouvel opus de Gorillaz ravira autant les fans qu’il fera plaisir aux néophytes avec ses moments de grâce. Un album plus court aurait de toute évidence eut bien plus d’impact encore, mais Albarn (et Hewlett) sait exactement ce qu’il a voulu faire en utilisant 20 et 26 pistes pour les deux versions de Humanz. De toute façon, il sait très bien que les mélomanes actuelles feront leur propre playlist de leurs morceaux préférés.

(in heepro.wordpress.com, le 14/05/2017)

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Voir aussi :

gorillaz-gorillaz

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