Two Fingers ‘ Instrumentals

Cinq mois après l’album éponyme Two Fingers, Amon Tobin et DoubleClick ont décidé de sortir une version instrumentale de leur collaboration, à laquelle avait notamment participée le rappeur Sway. Ce dernier figure ainsi aux abonnés absents sur Instrumentals.
Cette particularité offre une nouvelle écoute possible à tous ceux qui auraient été déçus par la version initiale : j’en fais partie, sans pour autant trouver que ça soit mauvais. Par contre, avouons que si les fans de Tobin sont déçus, ils oublient un peu trop vite que Big Dada a sorti le disque : c’est-à-dire, la branche hip-hop de Ninja tune.
Sans les voix, le travail d’Amon Tobin (pardon pour DoubleClick que je ne connais pas, mais je me concentrerai sur le Brésilien…) prend plus de volume, même s’il reste évident que Instrumentals ne doit pas être totalement déconnecté de l’oeuvre de départ.
Alors, quelles sont les sept différences ?
En plus du titre, ça saute aux yeux : nous avons le droit à une nouvelle pochette. Bon, rien d’extraordinaire puisqu’on passe simplement du noir au blanc (les puristes remarqueront tout de même que les deux visuels se distinguent davantage encore). Troisième différence, donc, les voix ont été mises de côté. Ensuite, c’est le nombre de pistes qui lui aussi évolue : douze sur Two Fingers, vingt-deux ici. Forcément, des instrumentaux inédits se cachent tout au long de l’album. Pour la cinquième, et je vais tricher un peu, c’est la durée de l’ensemble (oui !).
Sixième différence : Instrumentals n’a pas eu la même promotion que son prédécesseur et est à la fois plus difficile à trouver que ce soit en téléchargement (légal ou non) ou en CD et, forcément, plus cher.
Septième et dernière différence, l’impact. En effet, Two Fingers était à mon goût beaucoup trop dense, sombre et hip-hop. À l’inverse, Instrumentals gagne beaucoup de par son approche tellement plus similaire à ce que Amon Tobin sort en solo. En somme, ce disque est à écouter un peu comme sa B.O. de Splinter Cell (dont on retrouve quelques échos, par exemple sur « One flute rhythm »).
Instrumentals m’a réconcilié avec Amon Tobin, bien que je ne prêtais pas plus d’égards à Two Fingers. Vivement son prochain album, et en l’attendant, Instrumentals me fait bien plaisir, en plus de me confirmer mon rejet du hip-hop.

(in heepro.wordpress.com, le 31/12/2010)

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