St Germain so far : 1995-2000

Enfin, après tant d’années non à attendre mais à espérer, car oui, il faut bien l’admettre, nous étions une large majorité à penser que St Germain, c’était fini !

Et là, en cette année 2015, un nouveau single d’abord, puis l’annonce effective de la sortie imminente d’un troisième opus nous font frémir d’avance. St Germain va revenir… avec un éponyme.

En attendant, retour sur sa discographie, aussi brève que dithyrambique.

Bien entendu, nous omettrons les EPs et divers maxis sortis préalablement à son premier album, ou avant le second, pour l’essentiel tous publiés entre 1992 et 1996 et sont on peut retrouver une sélection sur la compilation From Detroit To St Germain, Ludovic Navarre AKA St Germain.

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St Germain {Boulevard}Début euphorique dès le premier album de Ludovic Navarre sous son pseudo St Germain avec Boulevard. Huit morceaux, d’une durée oscillant entre sept et quinze minutes pour presque tous. Un seul, « Dub experience », tient en quatre minutes. De la musique électronique, certes, mais avec des instruments réels aussi, et donc de réels artistes invités derrière le piano, la trompette, le saxophone, la flûte ou les percussions. Entre autres samples reconnaissables, le plus évident reste celui de A Tribe Called Quest. Les morceaux « Thank you mum (4 everything you did) » et « Street scene (4 Shazz) » paraîtront un poil long et auraient gagner à être raccourci, du moins ici, au sein de l’album. Au final, Boulevard est splendide, même si imparfait. Mais il laisse présager d’une telle suite que ces petits défauts sont vite pardonnés. Et encore, je fais partie des rares à lui trouver des défauts…

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St Germain {Tourist}En 2000, c’est bel et bien un tournant. St Germain explose littéralement, et on peut entendre sa musique partout. Oui, absolument partout. Il est tendance, au point de surfer les ondes radios, les spots publicitaires, les soirées branchées, etc. Tout cela, en étant publié non plus chez F Com mais chez, incroyable, La Mecque, Blue Note. Une consécration en soi. Et le succès commercial vient s’y ajouter, ainsi que le succès critique. Que demander de plus ? Tourist est un chef-d’œuvre, comme il en existe peu. Il sera dès lors difficile, voire impossible d’aller plus haut, et se contenter de l’égaler, ce qui serait déjà énorme, serait une déception. D’où un silence consécutif. Long. Très long. S’en réveillera-t-il un jour ? Parmi les éléments empruntés ou enregistrés pour l’occasion, on retrouvera la chanteuse américaine Marlena Shaw enregistrée lors d’une performance à Montreux ; le guitariste jamaïcain Ernest Ranglin ; ou encore, le morceau « Harry’s philosophy »de Miles Davis et John Lee Hooker. Définitivement culte et, peut-être, indépassable.

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Aujourd’hui, la réponse est connue : oui. Avant de nous lancer dans de hâtives prévisions suite à l’écoute d’un seul titre, « Real blues », on attendra le verdict final, dans une poignée de mois seulement. Patience. Pendant ce laps de temps, vous trouverez facilement deux petites heures à consacrer à Boulevard et à Tourist. Davantage si affinités.

(in heepro.wordpress.com, le 27/07/2015)

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