Battle Bonobo / Animal Magic Vs Dial ‘M’ For Monkey

 

Pourquoi ce choix, c’est-à-dire : pourquoi vouloir départager les deux premiers albums de Bonobo ? En effet, il est coutume de voir que Dial ‘M’ For Monkey serait l’un des meilleurs albums de l’Anglais, voire pour certains, tout simplement son meilleur à ce jour. À l’inverse, d’autres portent un regard mitigé sur ses débuts avec Animal Magic. Personnellement, j’ai du mal à tracer une séparation nette entre ces deux disques, tant j’ai pu – et continue à – les écouter l’un ou l’autre indistinctement : souvent l’un puis l’autre, le premier suivi du deuxième, ou l’inverse. Et quand je n’en écoute qu’un, habituellement ce sera l’un des deux. Mon choix est réalisé un peu au hasard, chose tout à fait rare, voire exceptionnelle car je ne vois pas quelle autre paire de disques d’un même artiste me pose ce même dilemme.

Animal Magic est premièrement sorti en 2000 sur Tru Thoughts, petit label de Brighton, avant d’être republié l’année suivante par Ninja Tune. C’est ainsi, grâce à ce double événement, que Simon Green (de son vrai nom) s’est fait connaître dans l’univers de la musique électronique du début des années 2000, époque encore très encline à toute musique (presque) exclusivement instrumentale. Le morceau-clé, pour moi, restera probablement « Kota » que j’avais découvert en 2004 eu sein d’une compilation qui regroupait également Air, Gorillaz, Tricky et bien d’autres encore, quand bien même l’ensemble du disque est d’une saveur intacte de bout à bout. Un album absolument parfait pour une soirée tranquille et délicate, ou le matin pour un commencement paisible, ou en fin de journée pour un moment délicieux et apaisé. Autres morceaux fétiches : « Sleepy sevens », « Dinosaurs » et « Shadowtricks ».

Son successeur sortira en 2003, cette fois-ci directement sur Ninja Tune, que Simon Green ne quittera plus jusqu’aujourd’hui. En quelque sorte, Dial ‘M’ For Monkey marque ses véritables débuts dans l’écurie londonienne et ce fut en cette année-là que le nom de Bonobo s’imposa définitivement comme une référence, au même titre que, pour n’en citer qu’un, son compère Amon Tobin, avec qui il collaborera sur disque.Un album absolument parfait pour une soirée tranquille, ou le matin pour un commencement paisible, ou en fin de journée pour un moment apaisé (bis). Morceaux fétiches : « Noctuary », « Flutter » et « Pick up ».

Ai-je vraiment besoin de conclure pour vous dire lequel des deux disques écouter ? Non, vous l’avez compris : pour moi, Animal Magic et Dial ‘M’ For Monkey forment un diptyque indissociable, et les débuts de Simon ‘Bonobo’ Green sont à mes yeux irréprochables.

(in heepro.wordpress.com, le 28/02/2018)

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