PJ Harvey ‘ The Hope Six Demolition Project

PJ Harvey {The Hope Six Demolition Project}On ne reviendra plus sur l’immense succès rencontré par son album de 2011, si ce n’est pour élucider, de suite, un lien résolument assumé avec son successeur : il y a, quoi qu’on dise, des sonorités, des ambiances surtout, qu’on avait laissées sur Let England Shake et qui reviennent inexorablement sur The Hope Six Demolition Project (écoutez le deuxième titre, « The ministry of defence »).
Ce postulat de départ étant jeté d’emblée, un autre parallèle me paraît tout aussi évident : le liminaire « The community of hope », en plus d’être le fer de lance, déclaration d’intention de cet album vraisemblablement voué à être un album-concept, ou plus exactement un album-projet, me rappelle un autre très grand succès de l’Anglaise, Stories From The City, Stories From The Sea de 2001.
Pour ma part, ce sont les titres apparemment les plus antiques qui paradoxalement me paraissent les plus intéressants.
Bien sûr, il y a également du PJ Harvey pur jus, notamment avec « The orange monkey », « The wheel » ou « A line in the sand ».
Comme pour le précédent, ce nouvel album me laisse perplexe, car tous les titres ne sont pas exceptionnels (donc, sous-entendu, certains le sont). La pochette, on ne peut plus fade, me paraît malheureusement prouvé le manque d’ambitions affiché d’entrée malgré elle.
Comme pour le précédent, le temps fera peut-être en sorte que je l’apprécie de plus en plus, à sa juste valeur. Let England Shake reste pour moi surestimé, loin du chef-d’œuvre tant loué ; pour autant, il recèle quelques pépites magiques.
À l’inverse de son prédécesseur, j’aborde The Hope Six Demolition Project dans un tout autre état d’esprit : les fans sont ou plutôt déçus, ou plutôt sur leur faim (oui, car ils ont tellement adoré Let England Shake). Pour ma part, c’est le contraire, et j’appréhendais tant ce nouvel album que, à ma grande surprise, je le trouve bien meilleur qu’on ne le dit, quand bien même imparfait, en particulier la seconde partie.
Pour l’heure, ce neuvième album de PJ Harvey possède des atouts indéniables, malgré un ensemble trop diffus. On verra ce qu’il en est à la fin de l’année, si les sentiments réussissent à s’imposer ou si, au contraire, ce projet se perd dans ses propres méandres.


(in heepro.wordpress.com, le 18/04/2016)

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